vie et oeuvre de Descartes

Descartes

Philosophie moderne

Descartes est un philosophe français du 17ème siècle (1596-1650), ainsi qu’un mathématicien et un physicien. Né à La Haye, ville rebaptisée Descartes en 1961, il étudie à Poitiers, puis part vivre à Paris. Il voyage en Hollande, en Allemagne… et s’engage dans l’armée du Duc de Bavière. Ses réflexions, ainsi que trois songes effectués à Neubourg l’amènent à revenir à la vie civile et il rédige entre autres le Discours de la Méthode, les Méditations métaphysiques dans lesquelles il cherche une vérité certaine.

Les oeuvres de Descartes résumées sur ce site


les Méditations métaphysiques

les Méditations métaphysiques

Descartes cherche ici une vérité certaine. Cela l'amène à proposer un doute radical, justifié par l'hypothèse du malin génie. Quelque chose peut-il résister à ce doute ?

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Règles pour la direction de l'esprit

Règles pour la direction de l'esprit

Descartes présente ici les règles que devraient suivre un esprit désireux de parvenir à une vérité certaine et d'édifier une science universelle

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les Passions de l'âme

les Passions de l'âme

Que sont les passions, et comment fonctionne la mécanique de notre corps ? Descartes propose ici une nouvelle conception du rapport de l'esprit au corps

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Actualités concernant cet auteur


19/11/16 :    PARIS - Séminaire "Nouvelles recherches sur le cartésianisme et la philosophie moderne", à l'ENS. En savoir +



Bibliographie


Voici les livres incontournables si vous souhaitez mieux comprendre la pensée de cet auteur :



Alquié F., La découverte métaphysique de l’homme chez Descartes, PUF, Paris, 2011
Buzon F., La science cartésienne et son objet, Honoré Champion, Paris, 2013
Beyssade J.M., Etudes sur Descartes, Seuil, Paris, 2001
Barbero O., Descartes, le pari de l’expérience, l’Harmattan, Paris, 2009
Cassan E., les Chemins cartésiens du jugement, Honoré Champion, Paris, 2015
Moreau D., Dans le milieu d’une forêt, Bayard, Paris, 2012
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Biographie détaillée : vie de Descartes


Enfance


René Descartes naît en 1596 à La Haye, une ville d’Indre-et-Loire, en région Centre. Celle-ci sera rebaptisée par la suite Descartes, en son hommage. Son père est conseiller au Parlement de Bretagne.

Sa mère meurt près d’un an plus tard, des suites d’un accouchement. Elevé par son père, sa grand-mère et sa nourrice, il manifeste très tôt une vive curiosité intellectuelle. Ne cessant de poser des questions, il est surnommé « mon petit philosophe » par son père.

A onze ans, il est admis au Collège royal Henri-le-Grand situé à la Flèche, dans la Sarthe. Dans cet établissement administré par des Jésuites, l’une des plus grandes écoles d’Europe, il apprend les mathématiques, la physique, et la philosophie.

Il passe son baccalauréat puis se rend à Poitiers, où il s’inscrit à l’université de droit. Une fois sa licence en droit civil et canonique obtenue, à l’âge de vingt ans, il s’installe à Paris. Pendant deux ans il mène une vie solitaire, retirée des affaires du monde, pour se consacrer aux études.


L’armée et les voyages


Peinture de René Descartes
Peinture représentant R. Descartes

Il s’engage dans l’armée du prince d’Orange, en Hollande. Pendant cette période, il rencontre le physicien Beeckman, avec lequel il entretient une correspondance.

Durant ses loisirs, il consacre ses réflexions aux mathématiques et à la philosophie.


En 1619, il voyage au Danemark et en Allemagne, et s’engage dans une nouvelle armée, celle du duc Maximilien de Bavière, alors que la guerre de Trente ans éclate.

C’est pendant cette même année, très riche en événements, qu’il a une sorte de révélation ; il fait un rêve, ou plutôt trois rêves successifs, lors desquels il conçoit les fondements d’une nouvelle science.

Il s’enferme dans une chambre bien chauffée (qu’il appelle son « poêle »). Selon la légende, il imagine son système de calcul cartésien (dont le principe est de décrire des figures géométriques en réduisant les coordonnées de celles-ci à des nombres arithmétiques) en observant, depuis son lit, les fissures de son plafond.


Il renonce à la vie militaire, mais continue ses voyages, en Allemagne, en Hollande puis en Italie, vivant grâce à l’héritage de sa mère.

Il rentre en France, pour une longue période : six ans, de 1622 à 1628. Cette période est décisive, puisqu’il va nouer de précieux contacts dans les milieux intellectuels. Ainsi par exemple, il rencontre le père Marin Marsenne, qui correspond avec toute l’Europe savante.

Cela lui permet de faire connaître ses théories mathématiques, qui commencent à se diffuser.

A cette époque, une de ses rencontres s’avère déterminante : le cardinal de Bérulle lui fait obligation de conscience de se remettre à l’étude approfondie de la philosophie, et de rédiger ses propres oeuvres. Ce qu’il fait en se retirant en Bretagne, en 1627.

C’est à l’issue de cette retraite spirituelle qu’est publié son premier ouvrage majeur de philosophie, les Règles pour la direction de l’Esprit.


L’écriture aux Pays Bas


Il se rend à nouveau à Amsterdam, cherchant, là encore, la solitude, en une sorte de retraite spirituelle qui l’amène à ne pas indiquer les lieux exacts où il se trouve, pour éviter d’être dérangé. Habitant près d’un abattoir, il peut se livrer à des dissections. Il s’inscrit également à l’université de Franeker.

Cette période de réflexion, entièrement vouée à l’étude, s’avère prolifique, puisqu’il met au point le principe de la géométrie analytique, s’intéresse à l’optique et rédige les Dioptriques.

En voyant que Galilée était condamné par l’Eglise, il renonce à publier l’ouvrage qu’il vient d’achever, le Traité du Monde et de la lumière. Ce dernier est en effet fondé sur le principe même qui a valu à Galilée sa condamnation : l’héliocentrisme.

Ayant lu, en 1634, l’ouvrage de Galilée, il décide d’orienter ses recherches dans une autre direction. Pendant les années qui suivent, il rédige ses deux ouvrages phares, le Discours de la Méthode (1637), puis les Méditations métaphysiques (1641).


En 1635, il a une fille, avec la servante d’un libraire d’Amsterdam.

Mais cinq ans plus tard, en 1640, il perd à la fois sa fille et son père, à un mois d’intervalle, ce qui le plonge dans le « plus grand regret qu'il eût jamais senti de sa vie ».

Les Méditations métaphysiques commencent à avoir un certain retentissement dans les milieux intellectuels, et il doit répondre à la fois aux objections de Hobbes, et aux accusations lancées contre lui lors de la Querelle d’Utrecht.


En 1643, il fait la connaissance d’Elisabeth de Bohême, exilée en Hollande ; ils correspondent par lettre pour discuter, notamment, d’éthique. Il devient, en quelque sorte, son directeur de conscience.

Cette rencontre stimulante le plonge dans une nouvelle période de créativité intellectuelle. Ainsi, il lui dédie son nouvel ouvrage, qui paraît en 1644, les Principes de philosophie. Quelques années plus tard, en 1649, il met la dernière touche à son dernier ouvrage majeur, le Traité des passions de l'âme.

Dans l’intervalle, il rencontre Pascal, lors de l’un de ses rares séjours en France. Il prétend lui avoir inspiré la célèbre expérience sur le vide, réalisée au Puy de Dôme.


La mort en Suède


En 1649, il devient le tuteur de la Reine Christine de Suède. Pour ce faire, il se rend à Stockholm.

Après l’avoir délaissé pendant un mois, elle lui demande la rédaction de vers pour un ballet, un divertissement donné pour son anniversaire.

Enfin, une dernière demande, non moins étrange, lui parvient : elle souhaite des cours de philosophie quotidiens, mais à cinq heures du matin, l’heure où l’esprit est « le plus tranquille et le plus libre de la journée ».

Ce rythme inhabituel et le froid scandinave amènent Descartes à vouloir rentrer dès le printemps suivants sous des cieux plus cléments, mais ses forces déclinent. Il meurt d’une pneumonie le 11 février 1650.

Son corps est rapatrié en France, et son crâne légué, bien des années plus tard (en 1931) au Musée de l’Homme de Paris (bien que des doutes subsistent sur son authenticité). Son cercueil est toujours conservé à l’église Saint-Germain-des-Prés, de Paris. Le projet de le transférer au Panthéon a été soulevé, mais n’a jamais abouti.



Principaux ouvrages


Règles pour la direction de l'esprit, le Livre de poche, Paris, 2002
Le Discours de la méthode, GF Flammarion, Paris, 2000
Méditations métaphysiques, GF Flammarion, Paris, 2011
Les Principes de la philosophie, Vrin, Paris, 2000
Les Passions de l'âme, GF Flammarion, Paris, 1998
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