couverture du livre les Confessions de Saint Augustin

Résumé de : les Confessions

Les Confessions d’Augustin représentent la première œuvre autobiographique.

Saint Augustin y confesse ses fautes, et exalte la gloire de Dieu. Il raconte sa jeunesse débauchée, et sa conversion au christianisme.

Il s’interroge sur l’origine du mal, livre ses réflexions sur la nature du temps, ou encore s’émerveille devant la puissance de la mémoire.

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Augustin confessions
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Augustin décrit son enfance, et les menus larcins qu’il a pu commettre durant cette période. Il en conclut qu’ il n’y a pas d’innocence enfantine 1.

Son adolescence fut également marquée par des actes délictueux, comme ce vol de poires, particulièrement grave puisque qu’il ne s’agissait pas de s’en régaler, mais de les jeter aux porcs : notre seul plaisir fut d’avoir commis un acte défendu.

La jeunesse d’Augustin est placée sous le signe de la débauche : aventures amoureuses, rencontres éphémères, occupent l’essentiel de ses nuits.


Il souhaite devenir avocat ou rhéteur, mais suite à la lecture de Cicéron (Hortensius), il se tourne vers Dieu. Néanmoins, un seul point me faisait rabattre de mon ardeur : le nom du Christ n’était pas dans ce livre. Il lit les Saintes Ecritures, mais trouve l’œuvre de Cicéron incomparablement meilleure : ce livre me semble indigne d’être comparé à la majesté cicéronienne.


Il rencontre des manichéens (les adeptes d’une doctrine décrivant la Terre comme le lieu d’un combat entre le Bien et le Mal), et est au début séduit par cette doctrine qu’il rejette ensuite violemment, comme un piège diabolique, une glu faite d’une combinaison des syllabes des […] noms de Jésus Christ et de l’Esprit Saint. En fait, ceux-ci adorent non pas Dieu lui-même, mais ses œuvres (la lune, le soleil…).

Augustin est pourtant interpellé par certaines questions posées par les manichéens, comme d’où vient le mal ?. Ou encore :Dieu est-il limité par une forme corporelle ?.


Il enseigne la rhétorique et s’intéresse vaguement à l’astrologie. Il perd un ami très cher, et part pour Carthage. Il écrit un traité Du beau et du convenable qu’il égare. Le futur évêque d’Hippone se plonge également dans la lecture des Catégories d’Aristote.


Sa rencontre avec Faustus, évêque manichéen, grand piège du démon, le plonge dans un grand désarroi. Celui-ci défend l’idée que ce n’est pas l’homme qui pèche, mais une nature étrangère à nous, et que Dieu est un corps, s’opposant à un autre corps qui serait le mal :

Lorsque je voulais penser à Dieu, je ne savais concevoir qu’une masse matérielle – à mon sens, il n’existait rien qui ne fût matière. C’est ce qui me faisait croire aussi à une substance matérielle du mal, masse informe, horrible, soit épaisse [comme la terre], soit ténue et subtile comme un corps aérien […] J’opposais l’une à l’autre les deux masses, l’une et l’autre infinies.


L’idée d’esprit, ou d’être immatériel, n’est donc pas encore saisie et possédée par Augustin : je ne savais me représenter l’esprit que comme un corps subtil.

Cette conception matérialiste du monde l’étouffe : Mais surtout, ce qui me tenait prisonnier et comme étouffé, moi qui ne concevais que des réalités matérielles, c’était ces fameuses masses ; haletant sous leur poids, j’étais hors d’état de respirer le souffle limpide et pur de Votre vérité.

Le fait de poser le mal comme un corps limite la perfection de Dieu, puisque celui-ci n’est plus infini, mais se heurte à cet élément contraire.


A Milan, l’évêque Ambroise le séduit, mais il est plus attentif à son style d’éloquence qu’à son message. Il quitte les manichéens, et devient sceptique mais aussi catholique, attendant un message ou un signe. Cette phase de transition je n’avais pas encore atteint la vérité, mais je m’étais déjà arraché à l’erreur, le rapproche de sa mère Monique, fervente catholique.

A 30 ans, il a un fils naturel avec son amante et prépare un mariage arrangé qui doit avoir lieu deux ans plus tard.


Le livre VII des Confessions est le passage central du livre puisqu’il présente la conversion d’Augustin, sa rencontre avec Dieu.

Il revient sur sa conception du monde, issue de la doctrine manichéenne. Pour résumer : Dieu est un corps, le mal est un corps. Ces deux corps sont en lutte, car s’ils ne le sont pas, Dieu n’est pas bon. Mais s’ils le sont, c’est que le mal peut nuire à Dieu donc celui-ci n’est pas parfait. D’autre part, Dieu n’est plus infini, mais limité par cet élément auquel il s’oppose.



1 Les références des citations sont disponibles dans l'ouvrage Philosophie 2.0