vie et oeuvre de Bergson

Bergson

Philosophie contemporaine

Bergson est un philosophe français du 20ème siècle (1859-1941). Etudiant au lycée Condorcet, il gagne le premier prix du concours général de mathématiques. Il préfère néanmoins les lettres et entre à l’Ecole Normale supérieure où il obtient l’agrégation de philosophie. Il est nommé professeur de lycée à Angers, Clermont Ferrand, à Henri IV à Paris, à l’Ecole Normale supérieure et enfin au Collège de France. Ses œuvres obtenant un succès considérable, il est élu président de l’Académie des sciences morales et politiques.

Les oeuvres de Bergson résumées sur ce site


les Deux sources de la morale et de la religion

les Deux sources de la morale et de la religion

Dans ce livre, Bergson distingue deux types de morale, la morale close et la morale ouverte, et procède de la même manière avec la religion.

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Actualités concernant cet auteur


05/10/17 :    PARIS - Conférence de Arnaud François "« Distraction » de l’artiste, « distraction » de la nature : le génie chez Bergson", à la Sorbonne. En savoir +



Bibliographie


Voici les livres incontournables si vous souhaitez mieux comprendre la pensée de cet auteur :



Tellier D., Apprendre à philosopher avec Bergson, Ellipses, Paris, 2011
Bardy J., Regard sur l’évolution créatrice, l’Harmattan, Paris, 2003
Cornibert N., Image et matière, Hermann, Paris, 2012
Cherniavsky A., Exprimer l’esprit – temps et langage chez Bergson, l’Harmattan, Paris, 2009
Deleuze G., le Bergsonisme, PUF, Paris, 2014
Gouhier H., Bergson dans l’histoire de la pensée occidentale, Vrin, Paris, 1989
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Biographie détaillée : vie de Bergson


Jeunesse


Henri Bergson naît à Paris en 1859. Ses parents d’origine juive s’installent rapidement à Londres, où il vécut jusqu’à neuf ans, avant de rentrer en France.

Son père compositeur, ne connaît pas le succès.


Une fois ses parents repartis en Angleterre, il reste seul à Paris et devient pensionnaire au lycée Condorcet. Elève brillant, il obtient à dix-huit ans le premier prix du concours général de mathématiques.

Mais il se destine à une carrière littéraire et entre l’année suivante à l’Ecole normale supérieure. Dans sa promotion, il côtoie Durkheim ou Jean Jaurès.

Licencié en lettres, il est reçu 4ème à l’agrégation de philosophie, derrière Jaurès, en 1881.


Bergson est alors nommé professeur ; il enseigne à Angers puis à Clermont-Ferrand, pendant cinq ans.

Il rédige l’Essai sur les données immédiates de la conscience, qu’il présente pour obtenir sa thèse en lettres, et qui est immédiatement édité, en 1889.


Les premiers ouvrages


Il est alors nommé au lycée Henri IV de Paris, où il enseigne pendant huit ans. Il se marie ; de cette union naît une fille, sourde et muette.

Il commence la rédaction de son nouvel ouvrage, Matière et mémoire, publié en 1896.

En 1898, il devient maître de conférences à l’Ecole normale supérieure, où il n’enseignera que deux ans, puisqu’il est nommé professeur au Collège de France, à partir de 1900.

En 1900, il écrit le Rire, et en 1901, est élu à l’Académie des sciences morales et politiques.

Il donne des conférences au Congrès international de philosophie.

En 1903, la Revue de métaphysique et de morale fait paraître un de ses articles. Celui-ci, une sorte de manifeste, est intitulé « L’évolution de la métaphysique », et peut être considéré comme le point de départ du bergsonisme, une préface à toute son œuvre.


Photo d'Henri Bergson
Photo de Bergson jeune


L’Evolution créatrice paraît en 1907, et remporte un vif succès. Son nom est désormais connu du grand public. Cet ouvrage fondamental, qui considère sous un jour nouveau la théorie de l’Evolution, suscite l’intérêt des milieux intellectuels, même si certains biologistes émettent des réserves.


En 1908, il se rend à Londres où il rencontre William James. Les deux auteurs font découvrir leurs travaux respectifs aux publics français et anglais. Il se heurte néanmoins à l’opposition de Russell, peu convaincu par sa notion d’intuition.

Bergson fait des conférences à l’Université d’Oxford et de Birmingham. En 1913, il part en voyage aux Etats-Unis, et de la même manière, donne des conférences dans plusieurs universités américaines.


Son œuvre est alors traduite en plusieurs langues, il est nommé président de l’Académie des sciences morales et politiques, et il devient officier de la Légion d’honneur. Mais ses livres sont placés à l’Index par l’Eglise catholique.


La célébrité et l’engagement politique


Le Tout-Paris se presse à ses cours au Collège de France : on y voit de grandes dames et leurs valets, mélangés aux étudiants. Il reçoit des corbeilles de fleurs : « je ne suis tout de même pas une danseuse » doit-il se justifier.


En 1914, Bergson commence un cycle de conférences dans les universités écossaises, interrompu par le déclenchement de la 1ère guerre mondiale. Bergson consacra plusieurs allocutions et articles à cet événement. Il entre en contact avec le président Wilson, pour peser sur l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des alliés.


En 1918, il est reçu à l’Académie française.

Il réunit plusieurs articles dans un nouvel ouvrage, sous le titre l’Energie spirituelle : essais et conférence.


Tout en conservant sa chaire au Collège de France, Bergson est dispensé de donner des cours, pour lui permettre de se consacrer pleinement à ses propres travaux.

En 1921, il devient le président de l’Office International de coopération intellectuelle, au sein de la Société des Nations. Cette structure deviendra l’UNESCO, quelques dizaines d’années plus tard.


Il rencontre Albert Einstein, et essaie de défendre la notion de temps universel, mise à mal par la théorie de la relativité.


Vieillesse


Bergson commence à ressentir les premiers effets d’un rhumatisme déformant, qui rend chacun de ses mouvements douloureux.

En 1927, il reçoit le Prix Nobel de littérature, mais, à moitié paralysé, il ne peut voyager jusqu’à Stockholm pour le recevoir.


En 1932, il rédige les Deux sources de la morale et de la religion.


Lorsque la seconde guerre mondiale se déclenche, il insiste pour être listé comme juif par les autorités de Vichy, bien qu’il se soit tourné vers le catholicisme, et qu’il en soit dispensé du fait de sa notoriété, par solidarité avec les autres juifs.


En 1941, il meurt, à l’âge de 81 ans, à Paris. Ses derniers mots auraient été : Messieurs, il est cinq heures, le cours est terminé.

Une inscription en son honneur figure au Panthéon.



Principaux ouvrages


Essai sur les données immédiates de la conscience, GF Flammarion, Paris, 2013
Matière et mémoire, GF Flammarion, Paris, 2012
Le Rire, GF Flammarion, Paris, 2013
L'Évolution créatrice, PUF, Paris, 2013
L'Énergie spirituelle, Payot, Paris, 2012
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