vie et oeuvre de Marx

Marx

Philosophie contemporaine

Marx est un philosophe allemand du 19ème siècle (1818-1883). Né à Trèves, il étudie le droit à l’université de Bonn, puis l’histoire et la philosophie à l’université de Berlin. Il est reçu docteur en philosophie à l’université d’Iéna. Il devient rédacteur en chef d’une revue jugée subversive par les autorités, la Gazette Rhénane. Il fuit à Paris, rencontre Engels, et publient ensemble la Sainte Famille, l’Idéologie allemande, etc. Chassés, ils rejoignent à Bruxelles la Ligue des communistes. Il finira ses jours à Londres.

Les oeuvres de Marx résumées sur ce site


le Manifeste du Parti communiste

le Manifeste du parti communiste

Marx développe ici une critique acerbe du système capitaliste et de la bourgeoisie, la classe sociale qui détient les moyens de productions

voir le résumé



Actualités concernant cet auteur


28/09/17 :    The Conversation - Retour sur les premières années du philosophe, à l'occasion de la sortie du dernier film "Le jeune Karl Marx", de Raoul Peck. En savoir +



Bibliographie


Voici les livres incontournables si vous souhaitez mieux comprendre la pensée de cet auteur :



Tönnies F., Karl Marx, sa vie et son œuvre, PUF, Paris, 2012
Ollman B., la Dialectique mise en œuvre, éditions Syllepse, Paris, 2005
Calvez J.Y., La pensée de Karl Marx, Points, Paris, 2006
Ellul J., La pensée marxiste, la Table ronde, Paris, 2012
Fausto R., Le Capital et la Logique de Hegel: Dialectique marxienne, dialectique hégélienne, l’Harmattan, Paris, 1997
Lefèbvre H., le Matérialisme dialectique, PUF, Paris, 1990
... + d'auteurs



Biographie détaillée : vie de Karl Marx


Jeunesse


Marx naît à Trèves, dans le sud-ouest de l’Allemagne, en 1818. Son père, avocat, est juif mais se convertit au protestantisme pour exercer sa profession. Karl Marx, deuxième d’une fratrie de huit enfants, est baptisé selon le rite protestant.

A 12 ans, il entre au Gymnasium de sa ville natale.

Il étudie le droit à l’Université de Bonn, puis l’histoire et la philosophie à l’Université de Berlin.

En 1841, Marx soutient sa thèse Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Epicure, à l’université d’Iéna.

Politiquement, à cette période, il est hégélien de gauche, c’est-à-dire qu’il cherche à tirer des conséquences révolutionnaires des écrits d’Hegel.

Il espère devenir professeur, mais, il abandonne rapidement cet espoir en constatant les brimades et les persécutions qu’endurent Feuerbach ou Bruno Bauer, d’autres figures de ce courant politique, de la part du gouvernement prussien.


En 1842, Marx rédige plusieurs articles pour la Gazette Rhénane, un journal d’opposition créé à Cologne, puis en devient le rédacteur en chef. Celui-ci est rapidement censuré, puis interdit, même après sa démission.

En 1843, il se marie avec Jenny von Westphalen, avec laquelle il aura sept enfants.

Il rédige les célèbres Manuscrits de 1844, composés principalement de notes prises au cours de ses lectures d’économistes tels que Ricardo, Adam Smith, Say… Il a en effet pu prendre conscience de ses lacunes en ce domaine dans l’exercice de son travail de journaliste.


En France et en Belgique


Marx n’abandonne pas sa carrière dans la presse. Il s’installe à Paris, un pays où la censure sera probablement moins forte. Il lance les Annales franco-allemandes, dont un seul numéro paraît, suite à des désaccords avec ses collaborateurs.

Il rencontre Engels, et les deux hommes nouent une profonde amitié.

Unis par leur lecture des oeuvres de Feuerbach qui viennent de paraître, ils décident à leur tour de rédiger un ouvrage, la Sainte Famille. Celui-ci sera rapidement suivi de l’Idéologie Allemande et de Misère de la philosophie.

Par ces trois livres, Marx et Engels rompent avec Feurbach, Max Stirner et Proudhon, autrement dit avec d’autres conceptions du matérialisme et de la gauche révolutionnaire.

Considéré comme dangereux, Marx est expulsé de France, il va se réfugier en Belgique, à Bruxelles. Là, il organise en 1847 un réseau de groupes révolutionnaires, dispersés à travers toute l’Europe, dont il prend la direction : les Comités de correspondance communistes.

Ceux-ci s’unifièrent sous le nom de Ligue Communiste, et Marx et Engels furent invités à rédiger le Manifeste de cette association : c’est le célèbre Manifeste du parti communiste.


la statue de Marx à Kaliningrad
Le buste de Marx en Russie, à Kaliningrad

A Londres


La Révolution de 1848 éclate en France, puis se transmet à l’Allemagne. Marx la suit : il s’installe à Paris, puis à Cologne, où il fonde un nouveau journal : la Nouvelle Gazette rhénane. En une, il glorifie les ouvriers parisiens. Marx est arrêté, jugé, puis expulsé. Après un bref passage à Paris, d’où il est également chassé, il trouve finalement son lieu de résidence à Londres, où il demeurera jusqu’à sa mort.

Vivant dans la misère, malgré l’aide financière d’Engels, il commence à rédiger le Capital. Ce travail durera vingt ans, puisque l’ouvrage ne sera publié qu’en 1867 (du moins sa première partie : deux tomes devaient suivre, qui resteront inachevés).

Pendant cet intervalle, Marx rédige des articles alimentaires pour le New York Tribune, et se livre à des recherches en histoire, en économie ou en politique. En contact avec des révolutionnaires dans toute l’Europe, il est néanmoins isolé, travaillant seul.


L’Association internationale des travailleurs voit le jour en 1864 : c’est la « première Internationale ». Celle-ci cherche à unifier le mouvement ouvrier européen, dans ses différentes composantes. Marx a le privilège de rédiger son discours d’inauguration, puis un texte adopté par l’Internationale après l’écrasement de la Commune de Paris : la Guerre civile en France. Suite à ce texte, il commence à acquérir une certaine renommée, au sein du mouvement ouvrier.


Néanmoins, des conflits entre Marx et Bakounine viennent miner cette première Internationale ; les partisans de ce dernier en sont exclus, ce qui fragilise l’Association elle-même, qui cesse pratiquement ses activités, puis est dissoute.


Marx continue à rédiger les deux tomes suivants du Capital. Laissés inachevés, ils seront retravaillés et mis en forme par Engels.

Ses idées commencent à se diffuser dans les milieux intellectuels progressistes, et sa notoriété grandit. Certains commencent à se proclamer marxistes ; pour autant, il se méfie de ces « disciples », souvent pris dans un messianisme révolutionnaire naïf : si c’est cela le marxisme, ce qui est certain c’est que moi je ne suis pas marxiste dira-t-il.

Mais en réalité le nom de Marx ne devint véritablement célèbre qu’après sa mort, avec l’essor du mouvement ouvrier. Sa pensée, souvent résumée à des slogans superficiels, se diffusa alors dans de larges cercles.


Dans ses dernières années, Marx fait face à de nombreuses douleurs physiques. Après la mort de sa femme puis un voyage à Alger, pour raisons de santé, il meurt à Londres en 1883.



Principaux ouvrages


La Sainte Famille, Editions sociales, Paris, 1969
L'Idéologie allemande, Nathan, Paris, 2009
Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel, éditions Allia, Paris, 1998
Manuscrits de 1844, GF Flammarion, Paris, 1999
Thèses sur Feuerbach, PUF, Paris, 1987
Le Capital, Folio, Paris, 2008
... + d'ouvrages