Marc Aurèle
Philosophie antiqueMarc Aurèle (121 – 180 ap. J.-C.) est un philosophe romain stoïcien. Pendant les vingt dernières années de sa vie, il devient empereur et rédige les Pensées pour moi-même au fil de ses campagnes militaires, contre les Parthes et les Quades. Son règne est en effet marqué par des attaques incessantes des barbares contre l’Empire, dont il doit assurer la défense. Son ouvrage reprend les principaux éléments de la pensée stoïcienne (le monde entendu comme un cosmos harmonieux, la liberté, etc.).
Dans cette page consacrée à Marc Aurèle, découvrez : des résumés d'œuvres, les travaux de commentateurs, une bibliographie, des vidéos, ainsi qu'une biographie détaillée.
Les œuvres de Marc Aurèle résumées sur ce site

Ce chef-d'œuvre de la philosophie stoïcienne expose les préceptes à suivre pour atteindre la liberté du sage, et par-delà, le bonheur
Commentateurs

Que penser de la condamnation à mort du philosophe chrétien Justin, ordonnée par l'administration de Marc-Aurèle ? Qu'est-ce que cela révèle ? En savoir +
Bibliographie
Pour découvrir plus en profondeur la pensée de cet auteur, ces ouvrages vous seront utiles :
Hadot P., Introduction aux "Pensées" de Marc Aurèle, Le Livre de Poche, Paris, 2005
Roman Y., Marc Aurèle, l’empereur paradoxal, Payot, Paris, 2013
Caratini R., Marc Aurèle, l’empereur philosophe, Michel Lafon, Paris, 2004
Muller R., Les Stoïciens : La liberté et l'ordre du monde, Vrin, Paris 2006
Laurand V., La politique stoïcienne, PUF, Paris, 2005
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Vidéos recommandées
Conférences, colloques, émissions de radio... voici 10 vidéos qui vous aideront à mieux comprendre la pensée de Marc Aurèle.
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Biographie détaillée : vie de Marc Aurèle
Enfance
Marc Aurèle est né à Rome en 121 ap. J.-C., dans une famille noble aux origines espagnoles. Après la mort du père de Marc Aurèle, l'empereur Hadrien, dont il est parent, le confie à son successeur Antonin. Celui-ci l’adopte et l’élève, en lui donnant une excellente éducation.
Il est initié précocement à la philosophie par son maître Diognetus. Intéressé par le stoïcisme, il en adopte un moment le style de vie, dormant à même le sol, portant une tunique rêche, avant qu’il n’en soit dissuadé par sa mère. Un autre de ses précepteurs, Junius Rusticus, lui fit connaître la pensée d’Epictète, mort seulement quelques années auparavant.
Cette éducation et ses excellentes qualités morales le font remarquer par l’empereur Hadrien. Selon Hippolyte Taine, il s’agit de l’âme la plus noble qui ait vécu
.
L’accession au pouvoir
A la mort de l’empereur (138 ap. J.-C.), il ne peut encore pourtant monter sur le trône, en raison de son jeune âge. Le pouvoir revient à Antonin.
Il épouse la fille de celui-ci, sa cousine germaine, qui lui donnera quatorze enfants, dont la plupart meurent en bas-âge. Il devient alors l’héritier désigné, et accède au trône en 161 ap. J.-C. Il partage le pouvoir avec son frère adoptif : pour la première fois dans l’Histoire, l’Empire est dirigé par deux Augustes.
Il se lança alors dans une série de guerres pour défendre l’Empire, menacé de toute part. En particulier par les Parthes à l’Est et les peuples germaniques (les Quades) au Nord. Sur vingt-cinq années de règne, il n’en connut que quatre de paix.
Sur le plan intérieur, il affronte une épidémie de peste, les inondations du Tibre, le tremblement de terre de Cyzique, la rébellion d’Avidius Cassius, gouverneur d’une large partie de l’Orient (Egypte, Syrie)…

Philosophie et christianisme
Il commence à rédiger son ouvrage les Pensées pour moi-même en 170 ap. J.-C. La rédaction durera dix ans, jusqu’à sa mort. A l’origine, il ne s’agissait que d’une suite de réflexions personnelles, une sorte de journal intime, ayant vocation à disparaître à la mort de son auteur.
Marc Aurèle profite de quelques minutes de loisir, à la fin d’une journée, parfois après une bataille, pour s’isoler, méditer, et noter une réflexion qui lui vient. L’ensemble constituera l’ouvrage.
Il se rend à Athènes en 175 ap. J.-C. et devient protecteur de la philosophie. Il aide financièrement les philosophes et les rhéteurs en leur accordant un traitement fixe. Soucieux de diversité, il soutient à la fois l’Académie platonicienne, le Lycée d’Aristote, le Jardin d’Epicure et le Portique stoïcien.
En revanche, sous son règne, les persécutions contre les chrétiens se poursuivent. Il voit en eux des éléments de trouble, puisqu’ils refusent de reconnaître les Dieux romains, et des fanatiques.
Mort et postérité
Il tombe malade en 180 ap. J.C, à l’âge de cinquante-huit ans, lors de l’une de ses campagnes contre les peuples germaniques, sur le Danube, à Vindobona.
Peut-être a-t-il été frappé par la peste, ou empoisonné par son fils Commode, auquel revint le pouvoir. Celui-ci se révéla d’ailleurs être un des pires empereurs qui ait jamais gouverné, et fut assassiné.
A sa mort, il fut divinisé par le Sénat romain.
