vie et oeuvre de Berkeley

Berkeley

Philosophie moderne

Berkeley est un philosophe empiriste irlandais du 18ème siècle (1685-1753). Il enseigne au Trinity College de Dublin et est ordonné prêtre de l’église anglicane. Il est connu pour son ouvrage les Principes de la connaissance humaine dans lequel il développe la doctrine étonnante de l’immatérialisme, mais aussi pour son Essai sur une nouvelle théorie de la vision, un ouvrage d’optique. Il part en Amérique pour fonder un Collège chargé de former des pasteurs anglicans. Il retourne à Londres et finit ses jours à Oxford.

Les oeuvres de Berkeley résumées sur ce site


les Principes de la connaissance humaine

Principes de la connaissance humaine

Dans cet ouvrage, Berkeley expose sa surprenante doctrine de l'immatérialisme, qui dérive selon lui logiquement d'un empirisme bien compris

voir le résumé



Pour aller plus loin : analyses et commentaires


Pour découvrir plus en profondeur la pensée de cet auteur, ces ouvrages vous seront utiles :

Dégremont R., Berkeley l’idée de nature, PUF, Paris, 1995
Brykman G., Berkeley et le voile des mots, Vrin, Paris, 2002
Charles S., Berkeley au siècle des lumières, Vrin, Paris, 2003
Collectif, Langage de la perception et art de voir, PUF, Paris, 2003
Berlioz D., Berkeley, un nominalisme réaliste, Vrin, Paris, 2002
... + d'auteurs



Biographie détaillée : vie de Berkeley


Jeunesse


George Berkeley naît en Irlande, en 1685, à Thomastown, dans une famille noble, de confession anglicane.

Il commence ses études au collège de Kilkenny, mais les poursuit au Trinity College de Dublin, la capitale.

En 1707, il est diplômé, mais reste dans cet établissement pour donner, en tant que tuteur, des cours de grec.


Le philosophe


Deux ans plus tard, il publie son premier ouvrage : Essai sur une nouvelle théorie de la vision. C’est un penseur précoce, puisqu’il n’a que vingt-deux ans.

Ce livre lui donne une certaine notoriété ; par ailleurs, ses conclusions, novatrices pour l’époque, sont encore considérées comme valides de nos jours, et utilisées dans la théorie actuelle de l’optique.


L’année 1710 est une année riche en événements.

Il est en effet tout d’abord ordonné prêtre de l’église anglicane.

Il publie son second ouvrage, les Principes de la connaissance humaine, qui impose Berkeley comme l’un des grands représentants de l’idéalisme. Ce chef d’œuvre aux conclusions déroutantes suscite à la fois l’admiration et le scepticisme de ses contemporains.

Ce pourquoi il rédige, en 1713, les Trois dialogues entre Hylas et Philonous : il cherche à répondre aux objections que les Principes de la connaissance humaine ont soulevées.


peinture de George Berkeley
Tableau représentant George Berkeley

Le voyageur


Il se rend en Angleterre, où il est engagé comme secrétaire et chapelain par Lord Peterborough, qu’il suit dans son déplacement en Europe. Il visite donc l’Italie, l’Espagne et la France, où il rédige son Traité sur le mouvement.


Cette phase de sa vie dure huit ans. A l’issue de celle-ci, en 1721, il décide de rentrer à Dublin, où il entre dans les Ordres, obtient son doctorat en théologie, et enseigne au Trinity College. Il est nommé Doyen de Derry, une charge qui lui rapporte une rente substantielle.

Quatre ans plus tard, il opère un virage fondamental en abandonnant sa charge, et en partant pour l’Amérique, où il projette d’ouvrir un collège, pour la formation de prêtres et de missionnaires.

Le voyage n’est guère facile, puisqu’il emporte avec lui sa bibliothèque de 20 000 volumes.


A son arrivée, il achète une plantation près de Newport, dans l’Etat de Rhode Island, et y vit quelques années, en attendant les fonds promis par l’Angleterre pour la réalisation de son projet. Ceux-ci ne viendront jamais, ce pourquoi il décide de rentrer à Londres, en 1732.


L’évêque


Il est nommé évêque à Cloyne, en Irlande, une fonction qu’il occupe jusqu’à sa retraite, en 1752.

Pendant cette dernière période de sa vie, Il publie l’Analyste, un examen critique des fondements de la science, qui exerça une influence importante sur les développements ultérieurs des mathématiques.

Il rédige aussi quelques ouvrages mineurs, tels que son traité sur les vertus de l’eau de goudron.


En 1753, il meurt à Oxford.

Pour honorer sa mémoire, son nom est donné à une ville des Etats-Unis.



Bibliographie


Principaux ouvrages

Théorie de la vision, Paris, Alcan, 1895
Principes de la connaissance humaine, GF Flammarion, Paris, 1993
Trois dialogues entre Hylas et Philonous, GF Flammarion, Paris, 1999
... + d'ouvrages