couverture du livre le Banquet de Platon

Résumé de : le Banquet

Le Banquet est un dialogue platonicien, écrit aux alentours de 380 av. J.C.

Socrate, invité à un festin, retrouve des amis. Au cours de cette soirée, les convives décident de prendre tour à tour la parole pour répondre à la question « qu’est-ce que l’amour ? ». C’est ici que l’on trouve le célèbre mythe d’Aristophane.

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Du même auteur : la République

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De même, il occupe une position intermédiaire dans le champ de la connaissance. Aucun Dieu n’est philosophe, car il est sage d’emblée. A l’inverse, aucun ignorant n’est philosophe, car il croit qu’il est déjà sage. Il y a un intermédiaire : le philosophe, car il n’est pas sage mais veut le devenir.

En ce qui concerne l’Amour, si son père est sage, ce n’est pas le cas de sa mère. L’amour est donc philosophe en tant qu’il veut devenir sage.


L’Amour vise la possession des bonnes choses car cela rend heureux. Or il semble que tout le monde vise le bonheur et soit donc un être aimant. Mais alors pourquoi disons-nous que certains aiment et que d’autres n’aiment pas 1 ?

Car toute aspiration vers le bien et vers le bonheur, voilà ce qu’est l’Amour tout puissant et plein de ruse. Mais on peut emprunter les chemins les plus variés pour trouver le bonheur. Par exemple : l’amour des affaires, du sport, de la science. Mais on ne voit pas que ce sont des genres d’amour. On ne donne le nom d’amour qu’à une forme particulière : celui des hommes entre eux.


Si l’être humain n’aime rien d’autre que le bien, et qu’il le veut pour l’éternité, on peut dire que l’amour se rapporte à la possession perpétuelle de ce qui est bon.

L’Amour de ce fait cherche à engendrer et enfanter dans la beauté car la procréation constitue la part d’éternité et d’immortalité qui est accessible au mortel. Or l’engendrement n’est possible que dans la beauté : dans la laideur, l’Amour se rétracte .

De là ce paradoxe : pour devenir immortel (en enfantant), les hommes sont prêts à se battre, donc à risquer la mort.

L’homme est donc irrationnel : vois les êtres humains, leur irrationalité te remplira de perplexité du fait de l’Amour : ils sont prêts, pour cette fin, à prendre tous les risques, bien plus que pour leurs propres enfants prêts à engager leur fortune, prêts à s’imposer mille efforts, prêts à sacrifier leur vie.


Diotime distingue la fécondité de l’âme et celle du corps. Elle remarque que l’âme peut être féconde : ce sont les poètes, créateurs, inventeurs, qui ont une descendance bien plus belle, celle de leurs œuvres : ce qu’ils partagent, ce sont des enfants bien plus beaux, plus impérissables !.


L’Amour est recherche de la beauté absolue. Or celle-ci n’est pas atteignable immédiatement. Elle est atteignable au terme d’un long processus, au cours duquel l’Amour s’éduque, pour accéder à travers divers stades à un genre supérieur de beauté. Voici les étapes de ce cheminement.


Tout d’abord, l’Amour est amour d’un beau corps. C’est là la première étape, le stade inférieur de l’Amour.

Puis l’Amour comprend que la beauté de ce corps se retrouve dans d’autres, aussi il devient amour des beaux corps, au pluriel. C’est là un progrès.

L’amour se tourne ensuite vers quelque chose de plus spirituel, de profond : il devient amour des belles âmes.

Puis il se tourne vers ce qui confère de la beauté à ces âmes : le savoir. Il devient amour du savoir.

Au terme de cette ascension, on atteint la Beauté absolue, qui est éternelle, non relative elle n’est pas belle en un point et laide en un autre , n’a pas de visage et n’existe pas dans un être singulier. Diotime ne donne qu’une définition négative de la Beauté absolue (elle nous dit ce qu’elle n’est pas, et non ce qu’elle est).


Socrate récapitule l’ascension : il faut commencer par les beautés de notre monde pour s’orienter vers cette beauté-là, en s’élevant toujours comme en s’appuyant sur des échelons, passant d’un seul beau corps à deux, et puis de deux corps à tous les corps, ensuite des beaux corps aux belles occupations et des belles occupations aux belles sciences, jusqu’à ce que, en se fondant sur les sciences, on parvienne enfin à cette science unique qui n’est le savoir d’aucune autre beauté que cette beauté unique et qu’on connaisse, en arrivant au terme, ce qu’est en soi le Beau.


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1 Les références des citations sont disponibles dans l'ouvrage Philosophie 2.0