couverture du livre

Avec ou sans violence



Florence Samson, auteur du livre « Avec ou sans violence » préfacé par le romancier Charlie Bregman, nous interpelle sur notre monde, notre rapport aux autres.


Thématique : Bouddhisme



La violence au quotidien


Elle nous montre que toute violence à une cause et que comme toute cause, la violence a des effets sur chacun d’entre nous et sur notre environnement. La violence est partout. On nous la bombarde du matin au soir dans les médias. Elle envahit notre quotidien. On nous la raconte, on nous l’explique, on nous la communique, on nous la transmette. Comme une dose létale. 

Ce livre de Florence Samson explore la réalité de la violence sous toutes ses formes, à l’échelle collective et individuelle.


Les réseaux sociaux, outils de communication internationaux et sans frontière sont devenus pour certains un défouloir, une vitrine de notre monde et de notre société. On y invective, on s’insulte caché derrière un clavier.

Ces outils sont aussi une nouvelle aire de la guerre de la désinformation. Un espace de recrutement, d’influence des personnes les plus fragiles, seules et qui ont l’impression de trouver des amis voire une nouvelle famille. C’est un lieu fédérateur pouvant faire vaciller des pays. Cette violence n’est pas que virtuelle car elle atteint l’autre qui la reçoit derrière son écran.


Or comme elle le démontre, la violence et la haine nourrissent les frustrations. Violence et haine s’autoalimentent prisonnières d’un cercle vicieux. La violence naît du refus de dialoguer, et donc du refus de considérer l’autre comme ayant des besoins fondamentaux universels et commun à tous. Devons-nous être fataliste face à la violence ? Ce n’est pas le parti choisi par l’auteur.


Les enseignements de Bouddha source de réflexion.


Bouddhiste laïque comme elle se définit, elle souhaite que chacun puisse trouver la paix intérieure dans ce monde complexe et toujours en mouvement. Qu’entend-elle quand elle parle du bouddhisme laïc ? Il s’agit de revenir aux fondamentaux de l’enseignement de Bouddha Siddhārtha Gautama dit Shakyamuni. Le terme Bouddha signifie « l'Éveillé ». Cet éveil Bouddha l’a vécu en se confrontant à ces propres expériences et observations du monde et de l’Univers et à la réalité de son époque. Il l’a transmis à ces disciples tel un maitre tout en les invitant à ne jamais prendre pour argent comptant ses paroles. 


En effet, Bouddha souhaitait que chacun puisse parvenir à l’éveil en s’appuyant sur la spiritualité et non sur une religion. Les enseignements de Bouddha nous donnent une assise pour nous questionner.  Ainsi, il nous a légué ce qu’il a expérimenté tout sa vie  afin que nous puissions  appréhender et comprendre le sens de notre vie en prenant conscience des causes de nos souffrances et ce qui nous mène à avoir telle ou telle réaction, tel comportement face à l’autre et aux violences de ce monde. Le jugement n’a pas de place dans le bouddhisme, nos fautes » sont des erreurs que nous devons voir comme une opportunité de grandir et d’avancer sur notre chemin de vie. C’est un travail d’introspection.


L’introspection, une voie vers la paix intérieure.


Le Dalaï-Lama et les différents maitres du bouddhisme nous invitent comme Bouddha en son temps à cette introspection à travers l’enseignement du bouddhisme non comme un dogme ou une religion, mais plutôt comme une base de réflexion, une philosophie de vie. L’éveil consiste à sortir de l’illusion de nos croyances. Il oblige chacun à faire taire l’égo pour partir à la recherche de son être intime, de cette âme que nous avons en nous. L’objectif étant de trouver le dharma qui mène à la paix intérieure. Comme l’enseignait Bouddha pour changer le monde, il faut changer soi-même et se polir de l’intérieur. 

Dans cet ouvrage l’auteur n’a pas la prétention de détenir la vérité pour parvenir à cette paix intérieure. En revanche, elle partage des outils dont elle se sert pour trouver sa paix intérieure face aux défis du quotidien.


L’un de ces outils est l’étude. Lire pour apprendre, s’intéresser à plusieurs domaines dont la création de l’Univers. Passionnée de physique et de mécanique quantique elle prend conscience que les sages de l’Antiquité dont Bouddha avait intuitivement découvert que notre place est minuscule dans ce « Tout » dans lequel nous vivons et que ce  « Tout »  est pure énergie. Cette énergie est la base du vivant, du minéral, de la lumière…in fine. Tout est harmonie ou chaos selon comment nous interagissons. Là est une des composantes de l’interdépendance. 


Conclusion


Ainsi, dans son ouvrage, Florence Samson, nous invite à aller plus loin en proposant un nouveau paradigme sociétal dont elle décrit les fondations pour que l’Humain et son environnement soient au cœur du projet et non à son service. C’est même sa devise et son credo depuis 2005, date de publication de son premier essai. 

Son 18ème essai « Avec ou sans violence » nous donne des clefs et ainsi le choix du monde dans lequel nous désirons vivre.