portrait de Kierkegaard

Kierkegaard

Philosophie moderne

L'auteur du célèbre Post-scriptum aux Miettes philosophiques est un penseur danois livrant une pensée originale, qui ne peut être systématisée.
On a vu en lui l'un des pionniers de l'existentialisme ; ce qui est sûr c'est qu'il a inspiré de nombreuses figures de cette doctrine, tels que Sartre.
Voici une présentation de sa vie et de ses oeuvres...


Les oeuvres de Kierkegaard résumées sur ce site


couverture du livre Ou bien... ou bien

Ou bien... ou bien

C'est dans ce premier ouvrage que Kierkegaard présente sa célèbre distinction des différents stades de l'esprit, opposant le stade esthétique et éthique.

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couverture du livre Crainte et tremblement

Crainte et tremblement

Kierkegaard présente ici le troisième stade, le stade religieux, par une analyse du phénomène de la foi qui s'appuie sur l'histoire d'Abraham.

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couverture du livre Miettes philosophiques

Miettes philosophiques

Comment enseigner la vérité ? Kierkegaard oppose ici la figure du Christ à celle de Socrate, pour en déduire la conception chrétienne spécifique du temps.

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couverture du livre Post-scriptum aux Miettes philosophiques

Post-scriptum aux Miettes philosophiques

Une critique féroce de la philosophie hégélienne, afin de défendre une pensée centrée autour de la notion d'existence.

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Bibliographie


Voici les livres incontournables si vous souhaitez mieux comprendre la pensée de cet auteur :



Colette J., Kierkegaard et la non-philosophie, Gallimard, Paris, 1994
Chestov L., Kierkegaard et la philosophie existentielle, Vrin, Paris, 1998
Clair A., Existence et éthique, PUF, Paris, 1997
Delecroix V., Singulière philosophie, éditions du Félin, Paris, 2006
Charles M., Atmosphère d'angoisse et de passion, l’Harmattan, Paris, 2007
Politis H., Kierkegaard en France au XXe siècle : archéologie d'une réception, éditions Kimé, Paris, 2005
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Biographie détaillée


Jeunesse


Søren Kierkegaard naît en 1813 à Copenhague, au Danemark, dans une famille de la bourgeoisie aisée qui lui assure une éducation religieuse stricte.

Son enfance est marquée par les nombreux décès au sein de sa famille, ceux de sa mère et de cinq frères et sœurs : il en gardera un tempérament mélancolique.

A 18 ans, il s’inscrit à l’Université de Copenhague pour étudier la théologie.

A 25 ans, son père meurt, et il ne reste de sa famille originelle que l’un de ses frères et lui.


Photo de la statue de Kierkegaard à Copenhague
Statue de Kierkegaard à Copenhague au Danemark

Un tournant décisif


En 1837, il tombe amoureux de Régine Olsen, et envisage le mariage.

Trois ans plus tard, en 1840, sa vie prend un tournant ; cette année est riche en événements.

Tout d’abord, il décide finalement de rompre ses fiançailles. Une rupture douloureuse qui le marquera profondément.
Mais c’est aussi l’année pendant laquelle il soutient sa thèse Le Concept d’ironie constamment rapporté à Socrate.


Il décide alors d’aller parfaire son enseignement philosophique en allant suivre les cours de Schelling, à l’Université de Berlin. Déçu, il rentre au Danemark, et commence à écrire ses propres œuvres, vivant de son héritage, et ayant choisi le célibat.


Un auteur prolifique


C’est en 1843 que paraît son premier ouvrage Ou bien… ou bien. Ce n’est que le début d’une longue série, dont on peut retenir en particulier les Miettes philosophiques et leur Post-scriptum, le Journal du séducteur, le Concept d’angoisse

Ces ouvrages ont été considérés par la postérité comme représentant la toute première forme d’existentialisme, ce courant philosophique qui place l’existence, considérée comme une spécificité humaine, au centre de la réflexion.

Il écrit ses livres sous de nombreux pseudonymes, tels que Victor Eremita ou Johannes Climacus, afin d’empêcher que son travail soit considéré comme un système ordonné et cohérent.


Le tournant religieux


Vers la fin de sa vie, Kierkegaard s’engage dans une dénonciation radicale de l’Eglise danoise, au nom d’un christianisme authentique.

Il rédige ainsi des pamphlets qui vont provoquer une vive émotion dans le pays. Il dénonce le christianisme d’état, en des accents de plus en plus exagérés, allant jusqu’à traiter les pasteurs d’« anthropophages ».

Epuisé et appauvri, il est confronté à l’hostilité de ses contemporains et des institutions. C’est à ce moment que, lors d’une promenade, il s’effondre, et finit par mourir à l’hôpital de Copenhague, à l’âge de 42 ans, en 1855.

Il a exercé une profonde influence sur Heidegger, Sartre et d’autres figures de l’existentialisme, même si sa pensée a parfois été mal interprétée.



Principaux ouvrages


Du concept d’ironie constamment rapporté à Socrate, éditions de l’Orante, Paris, 2013
Ou bien... ou bien, Gallimard, Paris, 1985
Le Journal du séducteur, Gallimard, Paris, 1990
La répétition, un essai de psychologie expérimentale, Rivages, Paris, 2003
Miettes philosophiques, Gallimard, Paris, 1990
Post-scriptum aux miettes philosophiques, Gallimard, Paris, 2002
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